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Les rendez-vous du Kimono – Le 30 septembre 2018

Dans les grands salons de l’hôtel de Ville, lors de l’ouverture des balcons, donnant sur le Jardin (pour que les nancéiens, puissent en admirer la magnificence comme Stanislas « le bienfaisant » eut pu le faire…) ; deux défilés de kimonos et de créations contemporaines seront présentés, à 15h et à 16h.
De 14h à 18h stands et expositions en visite et entrée libre seront également proposés (céramique, créations en verre, calligraphie, kumihimo, exposition photos, découverte du thé (vente et dégustation), reiki, objets vide-grenier japonais, origami, petite restauration….

 

 

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« Les Rendez-vous du Kimono »

« Les Rendez-vous du Kimono » organisé par l’association est un événement qui s’associe au « JAPONISME 2018 » et au jardin éphémère JAPONICA.

 

Samedi 22 septembre (répétition du défilé)

à 14h Espace Marie Bour 36 rue Mac Mahon Nancy

Samedi 29 septembre à 11h  / Place Stanislas

Inauguration du Jardin éphémère JAPONICA

Les participant(e)s  en kimono sont invité(e)s  à l’inauguration officielle organisée par la Mairie de Nancy (Péristyle des Beaux-arts). –

Uns salle sera à disposition pour s’habiller et se déshabiller; un soutien sera apporté pour endosser correctement les kimonos.

Dimanche 30 septembre  de 14h à 18h / Grands salons de l’hôtel de ville de Nancy

Programme :

-Défilés : de Kimono &  de Créations contemporaines à 15 et 17h

-Démonstration de Kenbu à 16h

-Expositions de photos et stands divers (calligraphie, origami, thé, céramique, Kumihimo, objets autour du kimono..)

-Dégustation de thé et petite restauration (thé, pâtisseries japonaises….)

Ouverture des balcons de 14h à19h aux nancéiens par les parcs et jardins de Nancy pour admirer le jardin éphémère.

Dimanche 14 octobre à 15h « rendez-vous en kimono »

Lors des visites guidées ou le 28 octobre selon la météo (suivez-nous sur notre site et sur Facebook).

 

Nous attendons encore plus de participants (possédant ou non) un kimono.

Si vous avez un kimono, n’hésitez pas ! Rejoignez-nous! Merci de vous inscrire par mail en précisant les dates retenues: 22,29,30 sept, 14 oct.

(Suivez-nous sur Facebook pour les détails de dernière minute)

Nous espérons que tous ensemble, nous ferons de cette journée une grande réussite et que le public nancéien sera heureux de découvrir grâce à vous, l’esprit du Japon magnifié dans l’art du Kimono.

 

 

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Rendez-vous en Kimono

La section japonaise de l’Association Vert Coquelicot a le plaisir et l’honneur de vous présenter notre « projet Kimono » dans le cadre du 45ème anniversaire du jumelage des villes de Nancy et de Kanazawa .

Cette année marque le 160ème anniversaire des relations diplomatiques entre le Japon et la France et le grand thème proposé à toute la France est : « Japonismes 2018 : les âmes en résonance ».http://ccfjt.com/meiji150eme/

L’édition 2018 du Jardin éphémère de Nancy devient l’un des évènements officiel de Japonismes 2018.Le 15ème Jardin éphémère « Japonica », a pour thème principal le jardin japonais, dans le cadre du 45ème anniversaire du jumelage des villes de Nancy et de Kanazawa.

Pour cette belle occasion, nous participerons en tenue traditionnelle à l’inauguration du Jardin éphémère les 29 et 30 septembre 2018.

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Les cerisiers sont en fleurs

Quelle magnificence les fleurs de yamazakura !

Les cerisiers : (prunus cesarus)… Pas moins de 130 espèces, le plus grand nombre en Asie orientale (110).
Leur pays d’origine ? Sans doute l’Asie mineure et la Caucasie.

Au Japon les deux espèces sauvages les plus représentatives sont les » yamazakura » et les « Edohigan », qui sont des croisements du cerisier velu (prunus cesarus tomentosa) un arbuste robuste (il résiste à des températures de -40°) à l’abondante floraison rose clair à blanc…

Les cerisiers : bien-être et poésie
Les fruits charnus sont riches en vitamine C et les pédoncules sont utilisés en phythorérapie. Leurs tisanes soulagent les bronchites et les diarrhées, mais sont aussi les alliées, du fait de leur pouvoir diurétique, des redoutables régimes de printemps qui fleurissent dans tous les magazines (après un hiver froid, ou triste, ou les deux, qui a dirigé les pas des plus démoralisés vers leur réfrigérateur).
Mais laissons là, ces contingences si matérialistes.

Les cerisiers sont pure poésie.
( Encore que, poésie et bien-être ne font-ils pas écho ?)
Selon le poète « La vie est une cerise La mort est un noyau L’amour un cerisier. » Jacques Prévert

L’image d’Epinal des cerisiers en fleurs c’est le « hanami » ; ce pique-nique, qui serait une coutume datant de l’antiquité, lorsque les paysans prêtaient aux cerisiers en fleurs ce pouvoir d’accueillir les kami, qui, ensuite, favoriseraient leurs récoltes. A l’époque, partager son repas (aux pieds des cerisiers en fleurs), avec les dieux pour les honorer était donc VITAL.


Puis, cette coutume, ce rite, qui annonçait le début des travaux des champs, a été reprise par l’Empereur et sa famille pour devenir l’occasion de joutes poétiques : « des improvisations » en chinois classique, sur un thème donné au hasard. Ces hanami prestigieux étaient illustrés de musiques, de chants, de mets fins de saké…
L’ivresse du printemps, de la renaissance, du cycle perpétuel de la nature a été également reprise par les samouraïs et les shoguns. La fête la plus célèbre fut celle donnée en mars 1598 par Toyotomi Hideyoshi. Pas moins de 700 cerisiers en fleurs provenant de tout le Japon furent réunis au temple Daigo à Kyoto.
Mais au-delà de ces manifestations de la puissance des « nobles », la force de ce symbole shintoïste et sa poésie sont l’âme de la nation japonaise.
Dailleurs, on retrouve les cerisiers en fleurs, jusque dans les comptines pour enfants :

Fleurs de cerisiers Fleurs de cerisiers
Fleurs de cerisiers, fleurs de cerisiers
Sur les montagnes et dans les villages,
à perte de vue
elles ressemblent à de la brume ou des nuages,
fragrances dans le soleil matinal
fleurs de cerisiers, fleurs de cerisiers,
elles sont en pleine floraison.

Fleurs de cerisiers, fleurs de cerisiers,
Dans le ciel d’avril
à perte de vue.
Elles ressemblent à la brume ou à des nuages
Qui fleurissent en embaumant.
Allons ! Allons !
Allons les voir !

De nos jours, dans tout le Japon on surveille la date de floraison des cerisiers. La beauté fugace à l’image de celle de la vie, des fleurs de sakura est prétexte à se rencontrer entre amis, collègues, familles…
Au printemps, du monde entier les touristes convergent vers le Japon pour y partager ces instants de poésie.

hana no kage . aka no tanin wa . nakari keri

sous les fleurs de cerisiers
personne n’est
un parfait étranger ( Issa)

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ITADAKIMASU 頂きます

Au Japon au moment des repas, on picore dans plusieurs petits plats en même temps.

« ITADAKIMASU » !

Le pendant de notre sempiternel « bon appétit ». On peut le traduire par « je reçois avec humilité ». On y retrouve toute la spiritualité shintoïste en remerciant ainsi : les dieux, les cuisiniers et les éléments qui constituent les plats (végétaux, animaux…)

Cuisine japonaise :

Immédiatement l’image réductrice du sushi ou du maki s’impose à l’esprit « occidental ».

Pourtant la cuisine japonaise c’est bien autre chose !

En premier lieu, il faut souligner l’importance du processus de fermentation qui est essentiel dans la fabrication des ingrédients qui la composent, tels : la sauce soja, le miso, le natto, le tsukemono, le saké, le vinaigre de riz, le mirin, le katsuobushi, etc.

 

La cuisine japonaise a été fortement influencée par celle des nations voisines : Chine, Corée, mais aussi par le Portugal avec l’arrivée au XVIe siècle des missionnaires portugais. C’est de là que proviennent la friture tempura, le panko, le tonkatsu.

Mais peut-on parler repas japonais sans aborder LE RIZ ? ご飯  Gohan signifie également : « repas » et en est la base.

C’est à peu près en 900 av. J.-C. que l’on commence à cultiver le riz (apporté par une population provenant de la péninsule coréenne). Il s’agit d’une culture ancienne appelée « yayoi ».

On déguste du riz, du petit déjeuner jusqu’au dîner.

Omniprésent, c’est un bien précieux qu’on retrouve aussi au goûter dans beaucoup de petits gâteaux salés ou sucrés tels les « mochi »ご飯.

Il en existe de nombreuses variétés et qualités, selon la région où il est cultivé ; celui de Nigata est considéré comme le meilleur du Japon et c’est aussi le plus cher. Le riz est si important qu’on peut le trouver dans certains rayons d’épicerie, dans des paquets luxueux qui sont de vrais écrins qui magnifient cette céréale, véritable bijou de la gastronomie japonaise.

Après une période d’industrialisation à grande échelle de sa culture, on revient à une manière artisanale et bio. Pas de pesticides, ramassage à la main… L’accent n’est plus mis sur la quantité, mais la qualité.

Si malgré tout cela on doutait encore de son importance et de son rôle central ;  quand on sait que c’est le premier aliment que goutent les bébés dans leur « okayu » une bouillie de riz, le doute n’est plus permis.

LE RIZ EST BIEN L’ALIMENT INCONTOURNABLE DE LA GASTRONOMIE NIPPONE.

 

Pour finir très exhaustivement cette rapide introduction traitant des  saveurs du Japon, on ne peut occulter l’umami.

Cette 5e saveur n’existe pourtant pas qu’au Japon, on la retrouve dans de nombreux aliments européens comme la tomate mûre, le parmesan, le roquefort… Mais elle n’est pas ancrée dans notre culture, car elle ne possède pas de goût propre. Les grands chefs en sont encore aux balbutiements dans son utilisation, et loin de la maîtriser.

L’umami est un équilibre qui permet de magnifier les saveurs complexes d’un mets. Pour tenter de percevoir cette sensation « umami », typiquement japonaise, rien de tel que de découvrir cette magnifique gastronomie sur place !

Alors, rendez-vous au Japon

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CINÉMA 映画館 Oh Lucy !

Oh Lucy  映画館 ! premier long métrage de la jeune réalisatrice Atsuko Hirayanagi, née le 2août 1975 à Nagano est actuellement à l’affiche.

Ni drame ni comédie dramatique Oh Lucy ! peut sembler sombre ; mais en épinglant certaines images d’Épinal, qu’on prête à la société nippone, Oh Lucy ! nous entraîne vers le rire. C’est drôle, pas désopilant, mais franchement drôle. « Comme quand on rit à un enterrement »

 

 


Lucy, est incarnée par Shinobu Terajima(寺島 しのぶ), superbe actrice qui descend d’une longue lignée d’acteurs du théâtre de Kabuki (歌舞伎) et qui a remporté de nombreux prix à travers le monde, dont l’ours d’argent de la meilleure actrice au 60e festival international du film de Berlin, pour le soldat dieu de Koji Wakamatsu.

 

Premières images un quai, de nombreux voyageurs derrière la « ligne blanche », en ordre, attendent un train en silence, on entend juste quelqu’un chantonner. Sans doute cet adolescent avec un casque sur les oreilles. Le train arrive. À ce moment un homme s’approche murmure adieu à l’oreille de qui ? Et se jette sous le train….
Pas de panique ! Juste un corps désarticulé projeté sur le quai ! Le décor est planté.
Lucy (Setsuko) reste sur place, sans réaction.

Lucy traverse la société sans seulement sembler s’en rendre compte. Elle est transparente et paraît sans âge ou peut-être celui où elle se serait comme « arrêtée » de vivre. Affublée de vêtements informes, pâle, discrète, elle navigue entre un travail en open store, entourée de collègues avec qui elle entretient des rapports « POLIS » et son appartement, où on ne sait où poser les pieds tant il est en désordre.
Tout est écrit tout est uniforme tout est tristement gris. Rien ne mérite qu’on s’y arrête.
Et tout à coup, dans ce monde sans âme une rencontre incongrue.

Le professeur d’anglais de sa jolie nièce Mika (Shiori Kutsuna jeune actrice d’origine japonaise), John(Josh Hartnett).

Des cours d’anglais peu académiques, dans une école qui ressemble à une maison de passe, où, on se fait des câlins, on endosse une autre personnalité, en même temps qu’une perruque ; Lucy pour Setsuko, Tom pour Komori (Koji Yakusho, légende du cinéma japonais : mémoires d’une geisha, Babel, Shall we dance, L’Anguille…).

 


Une porte s’ouvre dans l’univers silencieux de Setsuko. Une porte qui l’emmène vers un monde inconnu où l’on se parle. Elle tombe immédiatement amoureuse de Tom et va le poursuivre aux États-Unis accompagnée de sa sœur Ayako (Kaho Minami : Angel Dust, Infection, the Go Master, Sketches of Kaitan City), une pimbêche, envers qui elle nourrit une solide rancœur.
Lucy est touchante, en quelques mots laborieux adressés à sa voisine américaine dans l’avion « elle, voler, petit ami et se marier avec » ; elle dit ainsi à sa sœur sa frustration d’une vie.
Elle tombe enfin le masque, celui qui est porté en société au Japon afin de vivre en harmonie dans un espace restreint.
Oh Lucy ! n’est pas une bluette.
C’est la rencontre improbable entre des destins que rien ne semblait devoir réunir. On attend, on espère une révolte qui ne vient pas.
Si Oh, Lucy ! traite de la solitude dans la multitude qui pourrait se jouer dans n’importe quelle mégapole dans le monde ; c’est bien le huis clos de la Société japonaise et sa culture rigoureuse, sévère, dont les qualités sont les défauts qui lui donnent cette dimension, cette émotion.

C’est cette merveilleuse et implacable culture qui fait qu’on ne ressort pas de la salle sans y perdre nos dernières illusions sur ce monde inhumain pour lequel nous ne sommes pas faits. Oui, on ne ressort pas sans y laisser quelques plumes, même si la fin du film nous fait entrevoir une lueur d’espoir.

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ESPRIT DU JAPON

  • Shintoïsme (la voie des dieux)
  • Bouddhisme (la voie qui vient en aide
    aux hommes) 仏教
  • Bushido (la voie des samouraïs) 武士道

Ils sont les piliers de la spiritualité japonaise en symbiose avec la nature et ses cinq éléments
La terre, le feu, l’eau, le vent, le vide.

À l’origine étaient et sont les kamis神, esprits qui habitent tous lieux et toutes choses :

  • les éléments (la pluie, le vent…),
  • les êtes vivants (plantes, animaux…),
  • les instruments (bol, théier…)

Les kamis (qui ont évolué avec les besoins des premiers chasseurs-cueilleurs qui peuplaient l’archipel) possèdent des aspects aussi bien négatifs que positifs. Être en harmonie avec la crainte que peut inspirer la nature, dont le Japon né du feu et de l’eau est l’incarnation ; c’est être ô combien conscient du kannagara : la voie des kamis.

Puis au Ve et VIe siècle arrive le bouddhisme. Au Japon la voie qui vient en aide aux hommes ; est une voie qui se veut immuable, toujours identique. Elle exprime à chaque instant sa nature et sa sincérité.
Nyoraï en japonais est un des multiples noms de Bouddha signifiant : « celui qui a suivi la voie, qui est revenue de l’ainséité, ou qui est l’ainséité, la telléité, l’être, la vacuité, le parfaitement accompli ».
C’est l’esprit zen. Ainsi le définissait Shunryu Suzuki « nous devons avoir l’esprit neuf d’un débutant affranchi de toute possession, un esprit qui sait que tout est en changement continuel. Rien n’existe si ce n’est momentanément dans sa forme et sa couleur actuelles. Une chose coule en une autre sans pouvoir être saisie. Avant la fin de la pluie, nous entendons un chant d’oiseau. Même sous la neige épaisse, nous voyons poindre des perce-neige et des pousses nouvelles ».

Au Japon tout est VOIE tout est CHEMINEMENT.
Miyamoto Musashi dans le traité des cinq roues, le texte le plus représentatif du Bushido : la voie des samouraïs, définit cette voie selon 9 principes :

  1. Éviter toutes pensées perverses
  2. Se forger dans la Voie en pratiquant soi-même (et non par le jeu des idées)
  3. Embrasser tous les arts (et non se borner à un seul)
  4. Connaître la Voie de chaque métier (et non se borner à celui que l’on exerce soi-même)
  5. Savoir distinguer les avantages et les inconvénients de chaque chose
  6. En toutes choses s’habituer au jugement intuitif
  7. Connaître d’instinct ce que l’on ne voit pas
  8. Prêter attention aux moindres détails
  9. Ne rien faire d’inutile

Esprits de la nature, esprit du questionnement de soi, de l’être ; esprit du geste ; toutes ces voies peuvent s’appliquent à la vie quotidienne.
La voie véritable de l’esprit est celle d’où les nuages de l’égarement sont dissipés : c’est le vide. Dans le vide ni bien ni mal.
L’esprit du Japon c’est l’esprit de toute voie, pour devenir un ART DE VIVRE.

Kami