Publié le

LE KIMONO 着物

« chose que l’on porte sur soi »

De nos jours, les kimonos sont conçus à partir d’UNE SEULE BANDE de tissu d’environ 38 cm de large, pour les kimonos de femme et 40 cm pour les kimonos d’homme. En fait, c’est le type de métier à tisser qui a amené à ces mesures.
Cette bande de tissu est « préservée » le plus possible :

  • Pas de couture d’épaule
  • Les demi-devants, dos et manches sont faits d’UNE SEULE PIÈCE.
  • Les manches sont taillées dans la longueur et placées parallèlement au corps.

LE FURISODE
C’est un kimono à manches très longues, qui n’est porté que par les femmes célibataires. Seules les chanteuses de Enka 演歌 ont le privilège de le porter, quel que soit leur âge ou leur statut.

LE KOSODE
C’est un kimono à manches courtes, revêtu pour une occasion informelle, ou par les femmes mariées.
Mais il existe de nombreuses sortes de kimonos (tels le furisode, le komon, le tomesode, le susohiki ou hikizuri, l’odori katamigawari, l’iromuji, le mofuku, le yukata, l’hômongi, l’uchikake…)

La conception « plate » du kimono facilite son rangement, cependant les étapes du pliage sont très précises.
Le kimono se porte côté gauche sur côté droit.
LE SENS est primordial, puisqu’on l’inverse pour les morts.
Si les Japonais portent des vêtements occidentaux, le kimono conserve une grande importance dans la culture nippone ;  en particulier le yukata   浴衣 en coton qu’on vêt pour aller aux sources chaudes thermales (onsen温泉) et qui est plus abordable et plus facile à enfiler que le kimono qui est très onéreux et compliqué à revêtir.

Cependant, le marché de l’occasion permet d’y revenir et ce magnifique vêtement retrouve la place qu’il n’aurait jamais dû quitter : Celle d’un art vivant, impérissable, dont le coeur palpite au rythme des saisons qui consacrent la communion de l’archipel avec la nature.

 

 

 

 

 

Publié le

CAMELLIA SINENSIS

Un arbre aux feuilles persistantes, qui doit CE nom, au naturaliste suédois Carl von Linné.
Il peut atteindre 15, voire 30mètres, pour de rares spécimens de plus de 1500 ans.
Vous l’aurez reconnu : CHA

Son infusion a suivi les voies maritimes et atteint tout d’abord le Japon puis la Corée. Même s’il faut le préciser, des théiers sauvages appelés Yamacha , poussent dans les montagnes du sud du Japon, depuis la préhistoire.

Vous ne serez pas surpris de la place spéciale que le thé occupe au Japon. Si vous n’en étiez pas convaincu, oserais — je comparer son importance pour les Japonais, à celle qu’occupe l’industrie du cinéma pour les Américains.

Puisque, si sur le versant sud du mont Lee sur 110 m de long, on peut admirer la célèbre enseigne d’HOLLYWOOD en immenses lettres connues du monde entier.


Sur le flanc de la montagne AGAWATAKE un gigantesque kanji sculpté dans des cyprès sur 130 m de large, « écrit » son nom CHA !!

 

Le thé est une boisson consommée quotidiennement. Il est habituel de déguster un bancha ou un hojicha au restaurant par exemple, ou en petit groupe, un gyokuro ou un sencha raffiné en toute convivialité. Le thé est si bien intégré dans la culture nipponne qu’il existe deux termes pour désigner le thé : o cha pour le thé vert japonais, par opposition à ko cha qui fait référence à tous les autres thés (non japonais) comme les thés noirs ou oolong ou encore les thés parfumés. Le thé est au cœur de la vie quotidienne du pays à tel point que l’essentiel de sa production est consommé sur place. On trouve partout des distributeurs de thé en canettes, où des millions de Japonais glissent chaque jour une pièce sur leur trajet quotidien.

 

Au Japon, le thé est lié au tao : à la notion d’éveil. Il invite à la sagesse. Sa pratique est artistique et
spirituelle dans un rituel méditatif : le Chanoyu

Si Rikyû écrivait :
« Le thé n’est rien d’autre que ceci :
Faire chauffer de l’eau
Préparer le thé
Et le boire convenablement.
C’est tout ce qu’il faut savoir »

La voie du thé est la recherche d’une simplicité, dont le long cheminement complexe, est au-delà de celui si fugace d’une vie.

Publié le

JAPON PAYS DES FÊTES ENTRE TRADITIONS ET MODERNITE

L’année au Japon s’écoule au rythme de la nature,
c’est-à-dire selon le tempo des quatre saisons ; mais aussi des fêtes et célébrations se rapportant au shintoïsme et au bouddhisme.

 


Au Japon le nombre de fêtes et de jours fériés est impressionnant !

Une petite liste ? Toute petite ?

Janvier

  • 1er : Ganjitsu (元日), Le Jour de l’An
  • 6 : Dezomeshiki, la parade du Nouvel An (Tokyo)
  • 7 : Usokae, Échange de Bouvreuils (Dazaifu)
  • 7 : Nanakusa (七草)
  • 9 ~ 11 : Toka Ebisu Festival (十日戎) (Ōsaka)
  • 11 : Kagami biraki (鏡開き)
  • 2e lundi de janvier : Seijin no Hi (成人の日), le jour de l’accès à la majorité
  • 15 : Koshōgatsu (小正月)
  • 15 : Sagichō (左義長)
  • 15 : Yamayaki, Fête du feu de l’herbe (Nara)

Février

  • Début février : Festival de la neige de Sapporo (Sapporo)
  • 3 ou 4 : Setsubun (節分), Fête du lancer de haricots
  • 3 ou 4 : Festival des lanternes (Nara)
  • 11 : Kenkoku kinen no hi (建国記念の日), l’anniversaire de la fondation de l’État
  • 14 février : Saint-Valentin, ce n’est pas un jour férié, mais ce jour-là, les filles offrent du chocolat aux garçons qui répondent le 14 mars en offrant un cadeau en retour.
  • 3e samedi : Saidai-ji Eyo matsuri, Fête de l’homme nu (au temple Saidai-ji [Okayama])

Mars

  • 1er ~ 14 : Shuni-e (cérémonie du deuxième mois), aussi nommée Omizu -tori (rituel du puisage de l’eau) (Tōdai-ji, Nara)
  • 3 : Hina Matsuri (雛祭り), Fête des poupées
  • 13 : Kasuga Shrine Festival (春日大社) (Nara)
  • 14 mars : White Day, les garçons offrent un cadeau aux filles en réponse à la Saint-Valentin
  • 19, 20 ou 21 : Shunbun no Hi (en) (春分の日), le jour de l’équinoxe de printemps

Avril

  • 8 : Hana matsuri, Fête des fleurs
  • 14 et 15 : Takayama matsuri, Défilé de chars décorés (Takayama, Préfecture de Gifu)
  • 14 et 15 : Yayoi matsuri, Défilé de chars décorés (Nikkō)
  • 29 : Shōwa no Hi, l’anniversaire de l’empereur Shōwa

Mai

  • 3 : Kempō Kinenbi (憲法記念日), la commémoration de la constitution
  • 3 et 4 : Hakata Dontaku matsuri (Fukuoka)
  • 3 ~ 5 : Hamamatsu matsuri, Fête du Cerf-volant (Hamamatsu)
  • 4 : Midori no Hi (みどりの日), Fête de la nature
  • 5 : Kodomo no Hi (こどもの日), le jour des enfants
  • 15 : Début de la pêche au cormoran (Gifu)
  • Samedi et dimanche précédant le 15 des années impaires : Kanda matsuri (Tokyo)
  • 15 : Aoi Matsuri (葵祭り), Festival de la rose trémière (Kyōto)
  • 17 et 18 : Tosho-gu Grand Festival (Nikko)
  • 3e week-end de mai : Sanja Matsuri (Tokyo)
  • 3e dimanche de mai : Mifune matsuri (Kyōto)

Juin

  • 1er : Koromogae, changement d’uniforme.
  • 10 et 16, une année sur deux : Sannō matsuri (Tokyo)
  • 14 : Fête de la plantation du riz (Ōsaka)
  • 15 : Chagu-chagu Umakko, Fête du cheval (Morioka)

Juillet

  • 1er ~ 15 : Yamagasa matsuri (Fukuoka)
  • 7 : Tanabata matsuri, Fête des étoiles
  • 13 ~ 16 : O-Bon, la fête des Morts (dans certaines préfectures)
  • 14 : Nachi no hi matsuri, Fête du feu (Nachi-Katsura)
  • Mi-juillet : Kangensai Music Festival (Miyajima)
  • 14 ~ 17 : Gion Matsuri (Kyōto)
  • 3e lundi de juillet : Umi no Hi, le jour de la mer
  • 24 et 25 : Tenjin Matsuri (Ōsaka)
  • Dernier samedi de juillet : Hanabi Taikai, grand feu d’artifice (Tokyo)

Août

  • 1er ~ 7 : Neputa matsuri, Défilé de chars décorés (Hirosaki)
  • 2 ~ 7 : Nebuta matsuri, Défilé de chars décorés (Aomori)
  • 4 ~ 7 : Kanto matsuri (Akita)
  • 6 ~ 8 : Sendai Tanabata (Sendai)
  • 11 : yama no hi (山の日?), le jour de la montagne (à partir de 2016)  1
  • 12 ~ 15 : Awa-Odori (Tokushima)
  • 13 ~ 16 : O-Bon, la fête des Morts (dans la plupart des préfectures)
  • 16 : Daimonji Gozan Okuribi (Kyōto)

Septembre

  • 14 ~ 16 : Hachiman-gu Festival, Défilé de chars décorés (Kamakura)
  • 3e lundi de septembre : Keirō no Hi, la Journée du respect pour les personnes âgées
  • 22 ou 23 : Shūbun no Hi, le Jour de l’équinoxe d’automne

Octobre

  • 1er : Koromogae, changement de garde-robe.
  • 7 ~ 9 : Kunchi matsuri (Nagasaki)
  • 2e lundi d’octobre : Taiiku no Hi (en), Jour de l’éducation physique
  • 9 et 10 : Takayama matsuri (Gifu)
  • 14 et 15 : Kenka matsuri (Himeiji)
  • 14 ~ 19 : Doburoku matsuri (Shirakawa-go)
  • 15 : Fin de la pêche au cormoran (Gifu)
  • Week-end de mi-octobre : Nagoya Festival, Festival de Nagoya (Nagoya)
  • 17 : Tosho-gu Fall Festival (Nikko)
  • 22 : Jidai matsuri, Fête des âges (Kyōto)
  • 22 : Kurama matsuri, Fête du feu (Kyōto)

Novembre

  • 2 ~ 4 : Karatsu Kunchi (Kyushu)
  • 3 : Bunka no Hi, Jour de la culture
  • 3 : Daimyo Gyoretsu, Fête du seigneur féodal (Hakone)
  • 15 : Shichi-go-san, Fête des enfants de sept-Cinq-Trois ans
  • Mi-novembre : Tori-no-ichi, Foire du coq (Tokyo)
  • 23 : Kinrō Kansha no Hi, fête du Travail

Décembre

  • 15 ~ 18 : On matsuri (Nara)
  • 17 ~ 19 : Hagoita-Ichi, Fête des raquettes (Tokyo)
  • 23 : Tennō Tanjōbi, Anniversaire de l’empereur, Fête nationale du Japon
  • 25 : Noël japonais
  • 31 : Okera Mairi Ceremony (Kyōto)
  • 31 : Namahage (Oga)

Si Setsubun est d’actualité (référez-vous à l’article précédent),
très succinct, mais nous y reviendrons ;

 

Déjà se profile la SAINT-VALENTIN !!!
Eh oui !
Traditions et modernités, voilà bien ce qui caractérise l’Empire nippon.

La disparition des mariages arrangés est à l’origine de la difficulté à rencontrer un partenaire, au pays du soleil levant.
L’apparition du MARIAGE D’AMOUR, auquel les Japonais aspirent, est un problème supplémentaire. Avant, il était superflu de se donner du mal pour trouver un conjoint.

Désormais, aux femmes de faire la demande en mariage !

Ikeuchi Hinami (fondateur du laboratoire de la famille à Tokyo) déclare que depuis plus de 60 ans que les Japonais revendiquent le droit au mariage d’amour, les hommes sont incapables d’en assumer les conséquences. Il remarque combien les hommes sont désinvoltes vis-à-vis du tekireki てきれいき(l’âge reconnu propice au mariage).
À 40 ans passés, ces adulescents recherchent des « jeunettes » sans se demander si elles peuvent trouver mieux ou plus jeunes…
Désormais, les filles prennent toutes les initiatives, jusqu’à faire leur demande en mariage.
Rien de surprenant donc, si à la St VALENTIN ce sont les filles qui offrent des chocolats aux hommes (même si un mois plus tard le 14 mars les hommes qui ont reçu des chocolats lors de la Saint-Valentin doivent offrir à la femme un cadeau en retour).
Ce sont bien, pourtant, les femmes qui font le premier pas….
Elles offrent :

  • des giri-choco 義理チョコ : les chocolats de courtoisie aux hommes qu’elles voient fréquemment ; généralement leurs collègues de travail.
  • Des honmei-choco本命チョコ, chocolats de la destinée pour l’homme qui compte le plus pour elles (dans une boîte en forme de cœur). Ils ont encore plus de valeur s’ils sont faits de la main de celle qui les offre.
  • Des tomo-choco 友チョコ, chocolats de l’amitié qu’elles s’offrent entre elles, surtout au collège et au lycée.
  • des jibun-choco 自分チョコ, les chocolats pour soi, réservés aux célibataires.

On n’est jamais si bien servi que par soi-même !

 

Heureux chocolat !
Qui, voyageur exotique, dans un fondant baiser,
en bouche, trouve sa faim

Publié le

S E T S U B U N

 

Mamemaki, la tradition de lancer des haricots pour faire fuir les forces néfastes, introduite au VIIIe siècle à la cour de Heian, est aujourd’hui un rite populaire ancré dans tout le Japon.

C’est normalement le chef de famille ou un « toshi otoko », membre masculin de la famille né sous le même signe astrologique chinois que celui de l’année en cours, qui est censé effectuer le rituel. Mais toute la famille y participe avec enthousiasme

Dailleurs, cette année c’est l’année du chien ; une année dynamique !

Mais le chien est aussi le signe de la loyauté de la confiance et de la générosité.

Que de bons augures !

On  offre Les fukumame (haricots porte-bonheur), tout d’abord aux dieux en les déposant sur l’autel familial. Chaque année, les japonais affluent dans les temples Naritasan-Shinshōji, Kanda myôjin, Ikegami-Honmonji, Sensôji pour cette fête.

Dans certaines régions on utilise des cacahouètes.

De quoi faire sortir les macaques de leurs sources d’eau chaude !

Après avoir lancé les haricots ou les cacahouètes , on les ramasse et on en mange le même nombre que son âge. Une variante veut qu’on en mange un(e) de plus que le nombre d’années vécues, pour devenir plus robuste et éviter d’attraper des rhumes.

Enfin on mange un ehômaki d’une traite et sans parler en faisant un vœu tourné dans la direction de bon augure de l’année.

VERT COQUELICOT vous convie à rejoindre tous les aspirants au bonheur le 10 février espace Marie Bour 36, rue Mac Mahon à Nancy

Vous pourrez y découvrir des jouets traditionnels, participer à un forum traitant des voyages au Japon, découvrir une démonstration de Kenbu, une exposition sur le thé, participer à des ateliers d’origami, de la porte bonheur japonaise, déguster des makis, du thé etc. et bien sûr chasser la malchance pour que l’année du chien tienne toutes ses promesses.

Publié le

Le Test d’Aptitude en Japonais (JLPT)

Voulez-vous passer le test d’aptitude en japonais « 日本語能力試験  JLPT » ?

Les inscriptions pour Strasbourg en déjà commencer !

Du 4 au 30 septembre 2017

Le Test d’Aptitude en Japonais (JLPT) est organisé par la Fondation du Japon, en coopération avec l’association Japan Educational Exchanges and Services (JEES) depuis 1984. Il permet d’évaluer et de certifier les compétences linguistiques des personnes dont le japonais n’est pas la langue maternelle.

On peut passer le test à Paris, Lyon ou à Strasbourg :

Continuer la lecture de Le Test d’Aptitude en Japonais (JLPT)

Publié le

Programme Origami 2018-2019

ORIGAMI : L’Art du pliage du papier

Adresse
Espace Marie Bour
36 rue Mac Mahon
Nancy

Enseignante
Mme Reiko FUKAMI LABBE

Horaires
Jeudi de 13h30 à 14h30

Dates
Année 2018

18 octobre
15 et 22 novembre
6 et 13 décembre

Année 2019

10 et 24 janvier
7 et 28 février
14 et 21 mars
25 avril
9 et 23 mai
6 et 20 juin

Frais de participation la séance

Adhérents 10€, Non adhérents 15€ / séance

Pour 16 cours (1séance offert)
Adhérents 150€
INSCRIPTIONS   5 jours avant la séance :

vertcoquelicot2014@gmail.com

Publié le

Programme Ikebana 2017-18

IKEBANA   L’Art floral japonais      

L’art de faire vivre les fleurs

Enseignante :  深見 青玲 FUKAMI SEIREI   : 草月流師範
Maître diplômé de l’école SOGETSU

 

Lieu
Espace Marie Bour : 36 Rue Mac Mahon 54000 Nancy

Jeudi de  9h30 à 11h : Débutant       

            Ou entre 10h00 et 12h00 (Votre choix 1.5h)         

Dates:

18 octobre ; 15 et 22 novembre ; 6 et 13 décembre 2018 ;

10 et 24 janvier ; 7 et 28 février ; 14 et 21 mars ;

15 avril ; 9 et  23 mai ;  6 et 20 juin 2019

Frais de participation la séance
Adhérents 18€, Non adhérents 25€ / séance

Pour 16 cours (1séance offert)
Adhérents 270€

INSCRIPTIONS   5 jours avant la séance : vertcoquelicot2014@gmail.com

Il est nécessaire de se munir d’un sécateur et d’un grand sac pour emporter les fleurs. Si vous avez un vase et / ou un pique-fleurs (Kenzan), apportez-les.

 

L’état d’esprit dans l’étude :

Faire un arrangement en parlant avec les fleurs.

Faire parler les fleurs. Se raconter soi-même par les fleurs.

Le point de départ de l’ikebana se trouve dans le dialogue avec les fleurs pendant l’arrangement.

Par [50 règles de l’école SOGETSU]

Association Vert Coquelicot

www.Facebook.com/vertcoquelicot2014

www.vertcoquelicot.fr

 

Publié le

Le printemps du thé

La boisson la plus bue au monde (après l’eau).

Elle a vu le jour vers 2737 av.J.-C.
C’est la saison céleste du thé. Après trois mois de sommeil, la nature s’éveille, s’étire, quelques timides bourgeons l’annoncent enfin : le divin élixir
Ce matin, quand dans ma tasse j’ai humé mon vieux thé, une envie de jeunes pousses m’a saisie. Une petite voix résonne: Mais dis-moi le thé qu’est-ce que c’est ? Le thé !! TROIS lettres pour exprimer un mystère c’est si peu. Des images, des odeurs, des saveurs, une douce caresse, tout se mêle, mes cinq sens en témoignent. Je vais être classique, mais comment ne pas l’être quand on évoque une histoire qui remonte à plus de quatre millénaires.

Continuer la lecture de Le printemps du thé