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Les rendez-vous du Kimono – Le 30 septembre 2018

Dans les grands salons de l’hôtel de Ville, lors de l’ouverture des balcons, donnant sur le Jardin (pour que les nancéiens, puissent en admirer la magnificence comme Stanislas « le bienfaisant » eut pu le faire…) ; deux défilés de kimonos et de créations contemporaines seront présentés, à 15h et à 16h.
De 14h à 18h stands et expositions en visite et entrée libre seront également proposés (céramique, créations en verre, calligraphie, kumihimo, exposition photos, découverte du thé (vente et dégustation), reiki, objets vide-grenier japonais, origami, petite restauration….

 

 

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Les cerisiers sont en fleurs

Quelle magnificence les fleurs de yamazakura !

Les cerisiers : (prunus cesarus)… Pas moins de 130 espèces, le plus grand nombre en Asie orientale (110).
Leur pays d’origine ? Sans doute l’Asie mineure et la Caucasie.

Au Japon les deux espèces sauvages les plus représentatives sont les » yamazakura » et les « Edohigan », qui sont des croisements du cerisier velu (prunus cesarus tomentosa) un arbuste robuste (il résiste à des températures de -40°) à l’abondante floraison rose clair à blanc…

Les cerisiers : bien-être et poésie
Les fruits charnus sont riches en vitamine C et les pédoncules sont utilisés en phythorérapie. Leurs tisanes soulagent les bronchites et les diarrhées, mais sont aussi les alliées, du fait de leur pouvoir diurétique, des redoutables régimes de printemps qui fleurissent dans tous les magazines (après un hiver froid, ou triste, ou les deux, qui a dirigé les pas des plus démoralisés vers leur réfrigérateur).
Mais laissons là, ces contingences si matérialistes.

Les cerisiers sont pure poésie.
( Encore que, poésie et bien-être ne font-ils pas écho ?)
Selon le poète « La vie est une cerise La mort est un noyau L’amour un cerisier. » Jacques Prévert

L’image d’Epinal des cerisiers en fleurs c’est le « hanami » ; ce pique-nique, qui serait une coutume datant de l’antiquité, lorsque les paysans prêtaient aux cerisiers en fleurs ce pouvoir d’accueillir les kami, qui, ensuite, favoriseraient leurs récoltes. A l’époque, partager son repas (aux pieds des cerisiers en fleurs), avec les dieux pour les honorer était donc VITAL.


Puis, cette coutume, ce rite, qui annonçait le début des travaux des champs, a été reprise par l’Empereur et sa famille pour devenir l’occasion de joutes poétiques : « des improvisations » en chinois classique, sur un thème donné au hasard. Ces hanami prestigieux étaient illustrés de musiques, de chants, de mets fins de saké…
L’ivresse du printemps, de la renaissance, du cycle perpétuel de la nature a été également reprise par les samouraïs et les shoguns. La fête la plus célèbre fut celle donnée en mars 1598 par Toyotomi Hideyoshi. Pas moins de 700 cerisiers en fleurs provenant de tout le Japon furent réunis au temple Daigo à Kyoto.
Mais au-delà de ces manifestations de la puissance des « nobles », la force de ce symbole shintoïste et sa poésie sont l’âme de la nation japonaise.
Dailleurs, on retrouve les cerisiers en fleurs, jusque dans les comptines pour enfants :

Fleurs de cerisiers Fleurs de cerisiers
Fleurs de cerisiers, fleurs de cerisiers
Sur les montagnes et dans les villages,
à perte de vue
elles ressemblent à de la brume ou des nuages,
fragrances dans le soleil matinal
fleurs de cerisiers, fleurs de cerisiers,
elles sont en pleine floraison.

Fleurs de cerisiers, fleurs de cerisiers,
Dans le ciel d’avril
à perte de vue.
Elles ressemblent à la brume ou à des nuages
Qui fleurissent en embaumant.
Allons ! Allons !
Allons les voir !

De nos jours, dans tout le Japon on surveille la date de floraison des cerisiers. La beauté fugace à l’image de celle de la vie, des fleurs de sakura est prétexte à se rencontrer entre amis, collègues, familles…
Au printemps, du monde entier les touristes convergent vers le Japon pour y partager ces instants de poésie.

hana no kage . aka no tanin wa . nakari keri

sous les fleurs de cerisiers
personne n’est
un parfait étranger ( Issa)

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ITADAKIMASU 頂きます

Au Japon au moment des repas, on picore dans plusieurs petits plats en même temps.

« ITADAKIMASU » !

Le pendant de notre sempiternel « bon appétit ». On peut le traduire par « je reçois avec humilité ». On y retrouve toute la spiritualité shintoïste en remerciant ainsi : les dieux, les cuisiniers et les éléments qui constituent les plats (végétaux, animaux…)

Cuisine japonaise :

Immédiatement l’image réductrice du sushi ou du maki s’impose à l’esprit « occidental ».

Pourtant la cuisine japonaise c’est bien autre chose !

En premier lieu, il faut souligner l’importance du processus de fermentation qui est essentiel dans la fabrication des ingrédients qui la composent, tels : la sauce soja, le miso, le natto, le tsukemono, le saké, le vinaigre de riz, le mirin, le katsuobushi, etc.

 

La cuisine japonaise a été fortement influencée par celle des nations voisines : Chine, Corée, mais aussi par le Portugal avec l’arrivée au XVIe siècle des missionnaires portugais. C’est de là que proviennent la friture tempura, le panko, le tonkatsu.

Mais peut-on parler repas japonais sans aborder LE RIZ ? ご飯  Gohan signifie également : « repas » et en est la base.

C’est à peu près en 900 av. J.-C. que l’on commence à cultiver le riz (apporté par une population provenant de la péninsule coréenne). Il s’agit d’une culture ancienne appelée « yayoi ».

On déguste du riz, du petit déjeuner jusqu’au dîner.

Omniprésent, c’est un bien précieux qu’on retrouve aussi au goûter dans beaucoup de petits gâteaux salés ou sucrés tels les « mochi »ご飯.

Il en existe de nombreuses variétés et qualités, selon la région où il est cultivé ; celui de Nigata est considéré comme le meilleur du Japon et c’est aussi le plus cher. Le riz est si important qu’on peut le trouver dans certains rayons d’épicerie, dans des paquets luxueux qui sont de vrais écrins qui magnifient cette céréale, véritable bijou de la gastronomie japonaise.

Après une période d’industrialisation à grande échelle de sa culture, on revient à une manière artisanale et bio. Pas de pesticides, ramassage à la main… L’accent n’est plus mis sur la quantité, mais la qualité.

Si malgré tout cela on doutait encore de son importance et de son rôle central ;  quand on sait que c’est le premier aliment que goutent les bébés dans leur « okayu » une bouillie de riz, le doute n’est plus permis.

LE RIZ EST BIEN L’ALIMENT INCONTOURNABLE DE LA GASTRONOMIE NIPPONE.

 

Pour finir très exhaustivement cette rapide introduction traitant des  saveurs du Japon, on ne peut occulter l’umami.

Cette 5e saveur n’existe pourtant pas qu’au Japon, on la retrouve dans de nombreux aliments européens comme la tomate mûre, le parmesan, le roquefort… Mais elle n’est pas ancrée dans notre culture, car elle ne possède pas de goût propre. Les grands chefs en sont encore aux balbutiements dans son utilisation, et loin de la maîtriser.

L’umami est un équilibre qui permet de magnifier les saveurs complexes d’un mets. Pour tenter de percevoir cette sensation « umami », typiquement japonaise, rien de tel que de découvrir cette magnifique gastronomie sur place !

Alors, rendez-vous au Japon

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CINÉMA 映画館 Oh Lucy !

Oh Lucy  映画館 ! premier long métrage de la jeune réalisatrice Atsuko Hirayanagi, née le 2août 1975 à Nagano est actuellement à l’affiche.

Ni drame ni comédie dramatique Oh Lucy ! peut sembler sombre ; mais en épinglant certaines images d’Épinal, qu’on prête à la société nippone, Oh Lucy ! nous entraîne vers le rire. C’est drôle, pas désopilant, mais franchement drôle. « Comme quand on rit à un enterrement »

 

 


Lucy, est incarnée par Shinobu Terajima(寺島 しのぶ), superbe actrice qui descend d’une longue lignée d’acteurs du théâtre de Kabuki (歌舞伎) et qui a remporté de nombreux prix à travers le monde, dont l’ours d’argent de la meilleure actrice au 60e festival international du film de Berlin, pour le soldat dieu de Koji Wakamatsu.

 

Premières images un quai, de nombreux voyageurs derrière la « ligne blanche », en ordre, attendent un train en silence, on entend juste quelqu’un chantonner. Sans doute cet adolescent avec un casque sur les oreilles. Le train arrive. À ce moment un homme s’approche murmure adieu à l’oreille de qui ? Et se jette sous le train….
Pas de panique ! Juste un corps désarticulé projeté sur le quai ! Le décor est planté.
Lucy (Setsuko) reste sur place, sans réaction.

Lucy traverse la société sans seulement sembler s’en rendre compte. Elle est transparente et paraît sans âge ou peut-être celui où elle se serait comme « arrêtée » de vivre. Affublée de vêtements informes, pâle, discrète, elle navigue entre un travail en open store, entourée de collègues avec qui elle entretient des rapports « POLIS » et son appartement, où on ne sait où poser les pieds tant il est en désordre.
Tout est écrit tout est uniforme tout est tristement gris. Rien ne mérite qu’on s’y arrête.
Et tout à coup, dans ce monde sans âme une rencontre incongrue.

Le professeur d’anglais de sa jolie nièce Mika (Shiori Kutsuna jeune actrice d’origine japonaise), John(Josh Hartnett).

Des cours d’anglais peu académiques, dans une école qui ressemble à une maison de passe, où, on se fait des câlins, on endosse une autre personnalité, en même temps qu’une perruque ; Lucy pour Setsuko, Tom pour Komori (Koji Yakusho, légende du cinéma japonais : mémoires d’une geisha, Babel, Shall we dance, L’Anguille…).

 


Une porte s’ouvre dans l’univers silencieux de Setsuko. Une porte qui l’emmène vers un monde inconnu où l’on se parle. Elle tombe immédiatement amoureuse de Tom et va le poursuivre aux États-Unis accompagnée de sa sœur Ayako (Kaho Minami : Angel Dust, Infection, the Go Master, Sketches of Kaitan City), une pimbêche, envers qui elle nourrit une solide rancœur.
Lucy est touchante, en quelques mots laborieux adressés à sa voisine américaine dans l’avion « elle, voler, petit ami et se marier avec » ; elle dit ainsi à sa sœur sa frustration d’une vie.
Elle tombe enfin le masque, celui qui est porté en société au Japon afin de vivre en harmonie dans un espace restreint.
Oh Lucy ! n’est pas une bluette.
C’est la rencontre improbable entre des destins que rien ne semblait devoir réunir. On attend, on espère une révolte qui ne vient pas.
Si Oh, Lucy ! traite de la solitude dans la multitude qui pourrait se jouer dans n’importe quelle mégapole dans le monde ; c’est bien le huis clos de la Société japonaise et sa culture rigoureuse, sévère, dont les qualités sont les défauts qui lui donnent cette dimension, cette émotion.

C’est cette merveilleuse et implacable culture qui fait qu’on ne ressort pas de la salle sans y perdre nos dernières illusions sur ce monde inhumain pour lequel nous ne sommes pas faits. Oui, on ne ressort pas sans y laisser quelques plumes, même si la fin du film nous fait entrevoir une lueur d’espoir.

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ESPRIT DU JAPON

  • Shintoïsme (la voie des dieux)
  • Bouddhisme (la voie qui vient en aide
    aux hommes) 仏教
  • Bushido (la voie des samouraïs) 武士道

Ils sont les piliers de la spiritualité japonaise en symbiose avec la nature et ses cinq éléments
La terre, le feu, l’eau, le vent, le vide.

À l’origine étaient et sont les kamis神, esprits qui habitent tous lieux et toutes choses :

  • les éléments (la pluie, le vent…),
  • les êtes vivants (plantes, animaux…),
  • les instruments (bol, théier…)

Les kamis (qui ont évolué avec les besoins des premiers chasseurs-cueilleurs qui peuplaient l’archipel) possèdent des aspects aussi bien négatifs que positifs. Être en harmonie avec la crainte que peut inspirer la nature, dont le Japon né du feu et de l’eau est l’incarnation ; c’est être ô combien conscient du kannagara : la voie des kamis.

Puis au Ve et VIe siècle arrive le bouddhisme. Au Japon la voie qui vient en aide aux hommes ; est une voie qui se veut immuable, toujours identique. Elle exprime à chaque instant sa nature et sa sincérité.
Nyoraï en japonais est un des multiples noms de Bouddha signifiant : « celui qui a suivi la voie, qui est revenue de l’ainséité, ou qui est l’ainséité, la telléité, l’être, la vacuité, le parfaitement accompli ».
C’est l’esprit zen. Ainsi le définissait Shunryu Suzuki « nous devons avoir l’esprit neuf d’un débutant affranchi de toute possession, un esprit qui sait que tout est en changement continuel. Rien n’existe si ce n’est momentanément dans sa forme et sa couleur actuelles. Une chose coule en une autre sans pouvoir être saisie. Avant la fin de la pluie, nous entendons un chant d’oiseau. Même sous la neige épaisse, nous voyons poindre des perce-neige et des pousses nouvelles ».

Au Japon tout est VOIE tout est CHEMINEMENT.
Miyamoto Musashi dans le traité des cinq roues, le texte le plus représentatif du Bushido : la voie des samouraïs, définit cette voie selon 9 principes :

  1. Éviter toutes pensées perverses
  2. Se forger dans la Voie en pratiquant soi-même (et non par le jeu des idées)
  3. Embrasser tous les arts (et non se borner à un seul)
  4. Connaître la Voie de chaque métier (et non se borner à celui que l’on exerce soi-même)
  5. Savoir distinguer les avantages et les inconvénients de chaque chose
  6. En toutes choses s’habituer au jugement intuitif
  7. Connaître d’instinct ce que l’on ne voit pas
  8. Prêter attention aux moindres détails
  9. Ne rien faire d’inutile

Esprits de la nature, esprit du questionnement de soi, de l’être ; esprit du geste ; toutes ces voies peuvent s’appliquent à la vie quotidienne.
La voie véritable de l’esprit est celle d’où les nuages de l’égarement sont dissipés : c’est le vide. Dans le vide ni bien ni mal.
L’esprit du Japon c’est l’esprit de toute voie, pour devenir un ART DE VIVRE.

Kami

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LE KIMONO 着物

« chose que l’on porte sur soi »

De nos jours, les kimonos sont conçus à partir d’UNE SEULE BANDE de tissu d’environ 38 cm de large, pour les kimonos de femme et 40 cm pour les kimonos d’homme. En fait, c’est le type de métier à tisser qui a amené à ces mesures.
Cette bande de tissu est « préservée » le plus possible :

  • Pas de couture d’épaule
  • Les demi-devants, dos et manches sont faits d’UNE SEULE PIÈCE.
  • Les manches sont taillées dans la longueur et placées parallèlement au corps.

LE FURISODE
C’est un kimono à manches très longues, qui n’est porté que par les femmes célibataires. Seules les chanteuses de Enka 演歌 ont le privilège de le porter, quel que soit leur âge ou leur statut.

LE KOSODE
C’est un kimono à manches courtes, revêtu pour une occasion informelle, ou par les femmes mariées.
Mais il existe de nombreuses sortes de kimonos (tels le furisode, le komon, le tomesode, le susohiki ou hikizuri, l’odori katamigawari, l’iromuji, le mofuku, le yukata, l’hômongi, l’uchikake…)

La conception « plate » du kimono facilite son rangement, cependant les étapes du pliage sont très précises.
Le kimono se porte côté gauche sur côté droit.
LE SENS est primordial, puisqu’on l’inverse pour les morts.
Si les Japonais portent des vêtements occidentaux, le kimono conserve une grande importance dans la culture nippone ;  en particulier le yukata   浴衣 en coton qu’on vêt pour aller aux sources chaudes thermales (onsen温泉) et qui est plus abordable et plus facile à enfiler que le kimono qui est très onéreux et compliqué à revêtir.

Cependant, le marché de l’occasion permet d’y revenir et ce magnifique vêtement retrouve la place qu’il n’aurait jamais dû quitter : Celle d’un art vivant, impérissable, dont le coeur palpite au rythme des saisons qui consacrent la communion de l’archipel avec la nature.

 

 

 

 

 

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CAMELLIA SINENSIS

Un arbre aux feuilles persistantes, qui doit CE nom, au naturaliste suédois Carl von Linné.
Il peut atteindre 15, voire 30mètres, pour de rares spécimens de plus de 1500 ans.
Vous l’aurez reconnu : CHA

Son infusion a suivi les voies maritimes et atteint tout d’abord le Japon puis la Corée. Même s’il faut le préciser, des théiers sauvages appelés Yamacha , poussent dans les montagnes du sud du Japon, depuis la préhistoire.

Vous ne serez pas surpris de la place spéciale que le thé occupe au Japon. Si vous n’en étiez pas convaincu, oserais — je comparer son importance pour les Japonais, à celle qu’occupe l’industrie du cinéma pour les Américains.

Puisque, si sur le versant sud du mont Lee sur 110 m de long, on peut admirer la célèbre enseigne d’HOLLYWOOD en immenses lettres connues du monde entier.


Sur le flanc de la montagne AGAWATAKE un gigantesque kanji sculpté dans des cyprès sur 130 m de large, « écrit » son nom CHA !!

 

Le thé est une boisson consommée quotidiennement. Il est habituel de déguster un bancha ou un hojicha au restaurant par exemple, ou en petit groupe, un gyokuro ou un sencha raffiné en toute convivialité. Le thé est si bien intégré dans la culture nipponne qu’il existe deux termes pour désigner le thé : o cha pour le thé vert japonais, par opposition à ko cha qui fait référence à tous les autres thés (non japonais) comme les thés noirs ou oolong ou encore les thés parfumés. Le thé est au cœur de la vie quotidienne du pays à tel point que l’essentiel de sa production est consommé sur place. On trouve partout des distributeurs de thé en canettes, où des millions de Japonais glissent chaque jour une pièce sur leur trajet quotidien.

 

Au Japon, le thé est lié au tao : à la notion d’éveil. Il invite à la sagesse. Sa pratique est artistique et
spirituelle dans un rituel méditatif : le Chanoyu

Si Rikyû écrivait :
« Le thé n’est rien d’autre que ceci :
Faire chauffer de l’eau
Préparer le thé
Et le boire convenablement.
C’est tout ce qu’il faut savoir »

La voie du thé est la recherche d’une simplicité, dont le long cheminement complexe, est au-delà de celui si fugace d’une vie.

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JAPON PAYS DES FÊTES ENTRE TRADITIONS ET MODERNITE

L’année au Japon s’écoule au rythme de la nature,
c’est-à-dire selon le tempo des quatre saisons ; mais aussi des fêtes et célébrations se rapportant au shintoïsme et au bouddhisme.

 


Au Japon le nombre de fêtes et de jours fériés est impressionnant !

Une petite liste ? Toute petite ?

Janvier

  • 1er : Ganjitsu (元日), Le Jour de l’An
  • 6 : Dezomeshiki, la parade du Nouvel An (Tokyo)
  • 7 : Usokae, Échange de Bouvreuils (Dazaifu)
  • 7 : Nanakusa (七草)
  • 9 ~ 11 : Toka Ebisu Festival (十日戎) (Ōsaka)
  • 11 : Kagami biraki (鏡開き)
  • 2e lundi de janvier : Seijin no Hi (成人の日), le jour de l’accès à la majorité
  • 15 : Koshōgatsu (小正月)
  • 15 : Sagichō (左義長)
  • 15 : Yamayaki, Fête du feu de l’herbe (Nara)

Février

  • Début février : Festival de la neige de Sapporo (Sapporo)
  • 3 ou 4 : Setsubun (節分), Fête du lancer de haricots
  • 3 ou 4 : Festival des lanternes (Nara)
  • 11 : Kenkoku kinen no hi (建国記念の日), l’anniversaire de la fondation de l’État
  • 14 février : Saint-Valentin, ce n’est pas un jour férié, mais ce jour-là, les filles offrent du chocolat aux garçons qui répondent le 14 mars en offrant un cadeau en retour.
  • 3e samedi : Saidai-ji Eyo matsuri, Fête de l’homme nu (au temple Saidai-ji [Okayama])

Mars

  • 1er ~ 14 : Shuni-e (cérémonie du deuxième mois), aussi nommée Omizu -tori (rituel du puisage de l’eau) (Tōdai-ji, Nara)
  • 3 : Hina Matsuri (雛祭り), Fête des poupées
  • 13 : Kasuga Shrine Festival (春日大社) (Nara)
  • 14 mars : White Day, les garçons offrent un cadeau aux filles en réponse à la Saint-Valentin
  • 19, 20 ou 21 : Shunbun no Hi (en) (春分の日), le jour de l’équinoxe de printemps

Avril

  • 8 : Hana matsuri, Fête des fleurs
  • 14 et 15 : Takayama matsuri, Défilé de chars décorés (Takayama, Préfecture de Gifu)
  • 14 et 15 : Yayoi matsuri, Défilé de chars décorés (Nikkō)
  • 29 : Shōwa no Hi, l’anniversaire de l’empereur Shōwa

Mai

  • 3 : Kempō Kinenbi (憲法記念日), la commémoration de la constitution
  • 3 et 4 : Hakata Dontaku matsuri (Fukuoka)
  • 3 ~ 5 : Hamamatsu matsuri, Fête du Cerf-volant (Hamamatsu)
  • 4 : Midori no Hi (みどりの日), Fête de la nature
  • 5 : Kodomo no Hi (こどもの日), le jour des enfants
  • 15 : Début de la pêche au cormoran (Gifu)
  • Samedi et dimanche précédant le 15 des années impaires : Kanda matsuri (Tokyo)
  • 15 : Aoi Matsuri (葵祭り), Festival de la rose trémière (Kyōto)
  • 17 et 18 : Tosho-gu Grand Festival (Nikko)
  • 3e week-end de mai : Sanja Matsuri (Tokyo)
  • 3e dimanche de mai : Mifune matsuri (Kyōto)

Juin

  • 1er : Koromogae, changement d’uniforme.
  • 10 et 16, une année sur deux : Sannō matsuri (Tokyo)
  • 14 : Fête de la plantation du riz (Ōsaka)
  • 15 : Chagu-chagu Umakko, Fête du cheval (Morioka)

Juillet

  • 1er ~ 15 : Yamagasa matsuri (Fukuoka)
  • 7 : Tanabata matsuri, Fête des étoiles
  • 13 ~ 16 : O-Bon, la fête des Morts (dans certaines préfectures)
  • 14 : Nachi no hi matsuri, Fête du feu (Nachi-Katsura)
  • Mi-juillet : Kangensai Music Festival (Miyajima)
  • 14 ~ 17 : Gion Matsuri (Kyōto)
  • 3e lundi de juillet : Umi no Hi, le jour de la mer
  • 24 et 25 : Tenjin Matsuri (Ōsaka)
  • Dernier samedi de juillet : Hanabi Taikai, grand feu d’artifice (Tokyo)

Août

  • 1er ~ 7 : Neputa matsuri, Défilé de chars décorés (Hirosaki)
  • 2 ~ 7 : Nebuta matsuri, Défilé de chars décorés (Aomori)
  • 4 ~ 7 : Kanto matsuri (Akita)
  • 6 ~ 8 : Sendai Tanabata (Sendai)
  • 11 : yama no hi (山の日?), le jour de la montagne (à partir de 2016)  1
  • 12 ~ 15 : Awa-Odori (Tokushima)
  • 13 ~ 16 : O-Bon, la fête des Morts (dans la plupart des préfectures)
  • 16 : Daimonji Gozan Okuribi (Kyōto)

Septembre

  • 14 ~ 16 : Hachiman-gu Festival, Défilé de chars décorés (Kamakura)
  • 3e lundi de septembre : Keirō no Hi, la Journée du respect pour les personnes âgées
  • 22 ou 23 : Shūbun no Hi, le Jour de l’équinoxe d’automne

Octobre

  • 1er : Koromogae, changement de garde-robe.
  • 7 ~ 9 : Kunchi matsuri (Nagasaki)
  • 2e lundi d’octobre : Taiiku no Hi (en), Jour de l’éducation physique
  • 9 et 10 : Takayama matsuri (Gifu)
  • 14 et 15 : Kenka matsuri (Himeiji)
  • 14 ~ 19 : Doburoku matsuri (Shirakawa-go)
  • 15 : Fin de la pêche au cormoran (Gifu)
  • Week-end de mi-octobre : Nagoya Festival, Festival de Nagoya (Nagoya)
  • 17 : Tosho-gu Fall Festival (Nikko)
  • 22 : Jidai matsuri, Fête des âges (Kyōto)
  • 22 : Kurama matsuri, Fête du feu (Kyōto)

Novembre

  • 2 ~ 4 : Karatsu Kunchi (Kyushu)
  • 3 : Bunka no Hi, Jour de la culture
  • 3 : Daimyo Gyoretsu, Fête du seigneur féodal (Hakone)
  • 15 : Shichi-go-san, Fête des enfants de sept-Cinq-Trois ans
  • Mi-novembre : Tori-no-ichi, Foire du coq (Tokyo)
  • 23 : Kinrō Kansha no Hi, fête du Travail

Décembre

  • 15 ~ 18 : On matsuri (Nara)
  • 17 ~ 19 : Hagoita-Ichi, Fête des raquettes (Tokyo)
  • 23 : Tennō Tanjōbi, Anniversaire de l’empereur, Fête nationale du Japon
  • 25 : Noël japonais
  • 31 : Okera Mairi Ceremony (Kyōto)
  • 31 : Namahage (Oga)

Si Setsubun est d’actualité (référez-vous à l’article précédent),
très succinct, mais nous y reviendrons ;

 

Déjà se profile la SAINT-VALENTIN !!!
Eh oui !
Traditions et modernités, voilà bien ce qui caractérise l’Empire nippon.

La disparition des mariages arrangés est à l’origine de la difficulté à rencontrer un partenaire, au pays du soleil levant.
L’apparition du MARIAGE D’AMOUR, auquel les Japonais aspirent, est un problème supplémentaire. Avant, il était superflu de se donner du mal pour trouver un conjoint.

Désormais, aux femmes de faire la demande en mariage !

Ikeuchi Hinami (fondateur du laboratoire de la famille à Tokyo) déclare que depuis plus de 60 ans que les Japonais revendiquent le droit au mariage d’amour, les hommes sont incapables d’en assumer les conséquences. Il remarque combien les hommes sont désinvoltes vis-à-vis du tekireki てきれいき(l’âge reconnu propice au mariage).
À 40 ans passés, ces adulescents recherchent des « jeunettes » sans se demander si elles peuvent trouver mieux ou plus jeunes…
Désormais, les filles prennent toutes les initiatives, jusqu’à faire leur demande en mariage.
Rien de surprenant donc, si à la St VALENTIN ce sont les filles qui offrent des chocolats aux hommes (même si un mois plus tard le 14 mars les hommes qui ont reçu des chocolats lors de la Saint-Valentin doivent offrir à la femme un cadeau en retour).
Ce sont bien, pourtant, les femmes qui font le premier pas….
Elles offrent :

  • des giri-choco 義理チョコ : les chocolats de courtoisie aux hommes qu’elles voient fréquemment ; généralement leurs collègues de travail.
  • Des honmei-choco本命チョコ, chocolats de la destinée pour l’homme qui compte le plus pour elles (dans une boîte en forme de cœur). Ils ont encore plus de valeur s’ils sont faits de la main de celle qui les offre.
  • Des tomo-choco 友チョコ, chocolats de l’amitié qu’elles s’offrent entre elles, surtout au collège et au lycée.
  • des jibun-choco 自分チョコ, les chocolats pour soi, réservés aux célibataires.

On n’est jamais si bien servi que par soi-même !

 

Heureux chocolat !
Qui, voyageur exotique, dans un fondant baiser,
en bouche, trouve sa faim

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Le Test d’Aptitude en Japonais (JLPT)

Voulez-vous passer le test d’aptitude en japonais « 日本語能力試験  JLPT » ?

Les inscriptions pour Strasbourg en déjà commencer !

Du 4 au 30 septembre 2017

Le Test d’Aptitude en Japonais (JLPT) est organisé par la Fondation du Japon, en coopération avec l’association Japan Educational Exchanges and Services (JEES) depuis 1984. Il permet d’évaluer et de certifier les compétences linguistiques des personnes dont le japonais n’est pas la langue maternelle.

On peut passer le test à Paris, Lyon ou à Strasbourg :

Continuer la lecture de Le Test d’Aptitude en Japonais (JLPT)

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Programme Origami 2018-2019

ORIGAMI : L’Art du pliage du papier

Adresse
Espace Marie Bour
36 rue Mac Mahon
Nancy

Enseignante
Mme Reiko FUKAMI LABBE

Horaires
Jeudi de 13h30 à 14h30

Dates
Année 2018

18 octobre
15 et 22 novembre
6 et 13 décembre

Année 2019

10 et 24 janvier
7 et 28 février
14 et 21 mars
25 avril
9 et 23 mai
6 et 20 juin

Frais de participation la séance

Adhérents 10€, Non adhérents 15€ / séance

Pour 16 cours (1séance offert)
Adhérents 150€
INSCRIPTIONS   5 jours avant la séance :

vertcoquelicot2014@gmail.com